Le ministère de l’Agriculture disposerait déjà d’un montant de 250
000 USD pour l’organisation de ces états généraux de l’agriculture.
C’est ce que vient d’annoncer le ministre de l’Agriculture Joseph
Antoine Kasonga qui envisage d’organiser autour du 24 juin et estime que
le président devrait profiter pour lancer les manifestations du 30
juin. Il est aussi envisager, selon, les moyens qui seront mobilisés,
d’organiser une foire agricole pour soutenir les activités des états
généraux. Dans sa conception, le ministre pense qu’à l’issu de ces
travaux, la RDC devra se doter d’une politique agricole pour son
développement Un comité de préparation sera mis sur place et la CONAPAC,
à l’issu de l’entretien avec le Directeur de cabinet, chargé par le
ministre pour la suite des travaux, a été intégrée dans le comité
préparatoire. Celui-ci a souhaité que la CONAPAC, mobilise davantage
des délégués étant donné que le ministère peine à mobiliser des moyens.
La CONAPAC
comme force de proposition veut profiter
de ces assises, pour faire deux présentations notamment :
1. L’agriculture familiale et sa contribution
pour la sécurité et la souveraineté alimentaires en R.D.C : Défis, enjeux et
perspectives.
2. La stratégie de conversion des creuseurs
artisanaux dans les carrés miniers en agri-entrepreneurs pour une exploitation
apaisée des ressources minières par les entreprises minières.
Pour le
premier thème, les Nations Unies ont décrété
à ROME la décennie de l’agriculture familiale (2019-2028). Un plan
global a été élaboré au niveau international et chaque pays devra décliner ce
plan, en politique nationale de l’agriculture familiale.
Les
organisations paysannes de la R.D.C réunies au sein du Comité National pour la
Promotion de l’agriculture Familiale, le CNAPF ont déjà élaboré un plan
national qui devra être validé par les acteurs concernés.
Les
présentes assises des états généraux, offrent un cadre idéal pour partager et
échanger autour de ce plan afin de le valider et le porter auprès des instances
officielles et gouvernementales de la R.D.C.
Par
ailleurs, pour la deuxième présentation, il s’agit d’une demande expresse des
sociétés minières de la LUALABA, du Haut KATANGA. La CONAPAC, s’attèle depuis
plus d’une année maintenant à organiser les
jeunes exploitants artisanaux afin de convertir plus de 1600 jeunes à
agri-entrepreneurs qui exploitent illégalement
les concessions minières de ces
sociétés. Il n’est pas impossible qu’une fédération puisse aussi décrocher une
intervention surtout compte tenu de ses relations particulières au niveau
provincial et national.
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mercredi 1 avril 2020
Les états généraux de l’agriculture en RD Congo en juin 2020
Libellés :
CONAPAC,
états généraux de l'agriculture,
Kinshasa,
RDC
Pays/territoire :
Kinshasa, Democratic Republic of the Congo
jeudi 3 avril 2014
Le programme des Parcs Agro-industriels, risques ou opportunités pour l’agriculture familiale ?
Le gouvernement vient de lancer le programme des Parcs Agro-Industriels (PAI) qui vise la relance du secteur agricole en RDC. 24 sites qui présentent les potentiels agricoles ont été identifiés et quatre ont été érigés en sites pilotes. Cette initiative qui entre dans la stratégie du développement rural intégré du Gouvernement congolais, soulève quelques craintes de la part des paysans. qui risquent d’être réduits en simples ouvriers des entreprises en voie de création. Ne faudrait-il pas prioritairement renforcer les producteurs agricoles, notamment dans la transformation et les matériels ? La position des organisations de producteurs est partagées.
Ce programme des parcs agro-industriels repose autour de trois composantes à savoir : le développement des fermes commerciales, l’appui aux petits fermiers vivants dans la périphérie des sites sélectionnés, le développement des coopératives agricoles à haute intensité de capital, technologie et main d’œuvre.
Il vise, à travers ses trois composantes à répondre aux problèmes qui affectent le secteur agricole, à offrir une gamme variée de produits alimentaires sur le marché pour assurer à la majorité des congolais une alimentation équilibrée, produire de manière efficiente et au moindre coût pour augmenter l’accès du plus grand nombre à une alimentation décente, créer des emplois stables et rémunérateurs pour réduire le niveau de pauvreté à travers le pays, réduire significativement la dépendance du pays aux importations des biens alimentaires.
Télécharger la présentation des Parcs Agro-industriels via ce lien.
L’identification des sites potentiels par MOZFOOD & ENERGY Ltd qui a élaboré un Business Plan par site (besoins en infrastructures détaillés : transformation, stockage, etc.) a été réalisée et quatre sites pilotes ont été identifiés, à savoir : un site au Sud Kivu dans la plaine de la Ruzizi, un autre site dans la province du Maniema et deux autres sites dans la province du Bandundu à Bukangalonzo et Mushipentane.
Mais les paysans producteurs sont critiques vis-à-vis de ce programme auquel ils ne sont pas associés en amont ce qui est un premier handicap. Pour Methusalem Paluku Mivimba, Président de la Confédération Nationale des Producteurs Agricoles (CONAPAC), les PAI vont transformer les paysans en ouvriers dans ces grands espaces en voie de création. Ce programme va aussi donc réduire les espaces avec un prévisible déplacement massif des paysans au lieu que cela puisse profiter aux paysans en allégeant leurs tâches dans la production et permettre de créer une valeur ajoutée.
Paluku Mivimba estime que le lancement de ce programme devrait être soutenu par une réflexion en amont sur le type d’agriculture à promouvoir, une agriculture d’exportation pour amasser des devises ou une culture industrielle pour produire le thé, le café, le cacao, le palmier à huile, … ou vivrières ? Et que peuvent faire les petits producteurs en cas de telle ou telle option ? Le Gouvernement devrait réfléchir avec les organisations paysannes pour voir quelle stratégie mettre en place, a-t-il soutenu.
Il déplore également qu’aujourd’hui, les organisations paysannes ne soient pas accompagnées. Pourtant, si les petits producteurs étaient accompagnés, ils pourront certainement être capables de satisfaire le besoin local, national et même international en produits alimentaires. Le Président de la CONAPAC pense qu’il faudra créer un espace de rencontre entre les producteurs agricoles et les investisseurs. Il compte d’ailleurs, pour ce faire, réserver dans les prochains jours un courrier à la Fédération des Entreprises du Congo pour solliciter l’ouverture d’un partenariat.
A la place de parcs agro-industriels, Paluku Mivimba propose un programme alternatif de Villages agricoles à travers lequel on identifierait dans un site, un nombre de producteurs agricoles (au moins vingt) que l’on va financer et accompagner. Chaque producteur agricole pourra travailler sur 30 hectares. Ainsi, on pourra avoir 600 ha susceptible de donner une variété des cultures (pas de monoculture comme c’est le cas avec les PAI)…. Tout autour de ces villages, on pourrait mettre des usines de transformation, des coopératives, etc. pour accompagner le développement intégral de ces sites, a-t-il expliqué.
Pour rappel, ce programme vise à : stimuler la croissance économique nationale et le développement social à travers la création de pôles agricoles. Ces pôles contribueront à soutenir les programmes de production sur la chaîne d’approvisionnement agricole, permettant ainsi la création de valeurs partagées pour les petits fermiers, les communautés locales, les industries agro-alimentaires et les investisseurs.
Selon le gouvernement, les bénéfices attendus sont entre autres les investissements d’accompagnement : énergie, transport, logement, eau, centres de formation agricoles, écoles professionnelles agricoles, centres de santé et infrastructures communautaires ; les services sociaux et opportunités économiques le long de la chaine de valeur agricole aux personnes vivant dans les zones rurales et la réduction de la pauvreté et l’exode rural.
LVPC
vendredi 21 mars 2014
Les organisations des producteurs agricoles ont analysé les conditions d’accès aux financements des campagnes agricoles
| by La voix du Paysan Congolais |
Sous l’égide de la CONAPAC, les responsables des fédérations provinciales des producteurs agricoles ainsi que d’autres acteurs impliqués dans l’appui à l’agriculture familiale ont participé à l’atelier national du 14 au 15 mars 2014 à la Paroisse Notre Dame de Fatima à Kinshasa pour réfléchir sur les conditions d’accès aux financements des campagnes agricoles.
Pendant deux jours, les participants ont été informés sur les conditions d’accès aux financements des campagnes agricoles en RDC. Ils ont notamment analysé les dispositions de la loi n°10/10 du 27 avril 2010 relatives aux marchés publics.
Cet atelier a été important pour les organisations paysannes qui sont faiblement impliquées dans ces campagnes sans des connaissances suffisantes de toutes les procédures de passation des marchés. Cela a eu comme conséquences, beaucoup d’organisations paysannes ont souscrit aux appels d’offres, mais très peu d’organisations ont été retenues.
Pour Monsieur Paluku Mivimba, Président du Conseil d’Administration de la CONAPAC, cet atelier poursuivait des objectifs suivants : « Sensibiliser les organisations paysannes par rapport à la loi sur les passations des marchés, informer les organisations paysannes sur l’Année internationale de l’agriculture familiale ».
Pour le Secrétaire Générale de l’Agriculture, Monsieur Ali Ramazani, cet atelier a entre autre formulé des recommandations pour améliorer les campagnes agricoles, lancées il y a deux ans par le Premier Ministre. « La RDC peut sortir de la crise alimentaire à laquelle elle fait face à travers l’agriculture qui est le moteur de développement », a-t-il indiqué.
En effet, nul ne doit ignorer que la réussite des campagnes agricoles dépend en grande partie de l’appropriation par la population de vrais objectifs de ces campagnes. A travers ces campagnes agricoles, la République Démocratique du Congo vise non seulement l’autosuffisance alimentaire, mais aussi une production agricole susceptible de générer des recettes d’exportation. Quoi de plus normal que la population soit suffisamment informée sur les objectifs et sur le rôle qu’elle aura à jouer dans la mise en œuvre de ces campagnes agricoles. D’ailleurs, les producteurs agricoles ont demandé d’être impliqués dans la préparation, la mise en œuvre et l’évaluation des campagnes agricoles afin de respecter leur engagement « à contribuer de manière durable à l’amélioration de la sécurité alimentaire et de revenus des paysans producteurs ».
Le Ministère de l’Agriculture et Développement rural a appuyé la CONAPAC dans cette charge d’informer, de mobiliser, de sensibiliser, d’organiser et d’encourager les organisations des producteurs agricoles en vue de leur contribution effective aux campagnes agricoles nationales. Car, la contribution des producteurs agricoles ne saurait être palpable que si les organisations paysannes sont bien informées, bien structurées et fortement mobilisées pour améliorer leur productivité en vue d’un accroissement de la sécurité alimentaire et des revenus de leurs membres paysans.
LVPC
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