samedi 12 juillet 2014

Avec l’appui de l’UE, le Cameroun veut créer 33 pépinières modernes de cacaoyers et caféiers

Le Programme de relance de la productivité agricole, dans sa composante relance des filières cacao-café (PAPA-RFCC), vient de lancer un appel d’offres, en vue de l’attribution d’un marché relatif à l’installation de 33 pépinières modernes de cacaoyers et de caféiers destinées aux organisations professionnelles des producteurs, dans les bassins de production du Cameroun.
Ce marché, apprend-on, est financé par l’Union européenne, sur le Fonds européen de développement (FED). Les offres, indique Alain Yagmpam, le régisseur et chef de ce projet, sont attendues au plus tard le 12 août 2014, au siège du PAPA-RFCC à Yaoundé, la capitale camerounaise.
Les pépinières qu’envisage d’installer ce programme du gouvernement camerounais devrait contribuer à limiter, voire résorber, les problèmes d’indisponibilité et de qualité du matériel végétal, cités parmi les maux qui minent les filières cacao-café au Cameroun.

Source; Investir au Cameroun

Entre l’Europe et l’Afrique, le piège des «partenariats économiques»

Un article de Jean Gadrey sur Alternative Economique à propos de l'Accord de Partenariat Economique.

[Ajout du 11 juillet, 16 heures : on a appris ce matin que cet APE avait été officiellement signé hier. C’est une très mauvaise nouvelle, mais il va falloir désormais s’y opposer autrement. J’avais publié, ce matin, une tribune sur Médiapart avec Pascal Canfin et Majdouline Sbaï, intitulée “Entre l’Europe et l’Afrique, le piège des «partenariats économiques»].
Une belle mobilisation monte contre le projet de Traité Transatlantique ou TAFTA auquel j’ai consacré plusieurs billets. L’espoir existe désormais de gagner, c’est-à-dire de faire capoter les négociations ou d’obtenir des refus de signature nationaux ou du Parlement européen. Mais – je bats ma coulpe moi aussi – nous avons oublié en route le sort de l’Afrique, et plus généralement de la zone ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) soumise au même lobbying des multinationales, des Etats européens au service de leurs « champions nationaux » et de la Commission. Ils pourraient même obtenir dès les prochains jours la signature d’un APE avec l’Afrique de l’Ouest. Ce serait un TAFTA en pire, vu les rapports de domination économiques et politiques issus de l’histoire.
Ces « accords de partenariat économique » n’ont rien de partenariaux, rien d’équilibré. Il faudrait les rebaptiser « accords de profitabilité étendue » pour les lobbies d’affaires qui oeuvrent à la fois en coulisse et à visage découvert. Ils signeraient la fin des stratégies, que certains pays ont commencé à adopter, parfois en relation avec des ONG, de « préférences » (impliquant des protections douanières efficaces) pour l’agriculture vivrière locale, pour des activités nationales de transformation sur place et non d’exportation brute, pour les énergies renouvelables de proximité issues de productions régionales, la petite industrie, la construction et le bâtiment. Ils pousseraient inexorablement à privilégier une économie tournée vers l’exportation des produits agricoles « tropicaux » et des richesses naturelles, dont celles du sous-sol, et d’importation de produits agricoles et industriels européens, selon une logique d’change inégal et dominé qui serait destructrice. On comprend pourquoi les multinationales sont à l’affut.
Je résume dans ce qui suit un document parfois très technique de l’économiste Jacques Berthelot, grand spécialiste de ces questions, qui entre dans le détail des arguments que la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, en tout plus de 300 millions d’habitants) devrait mettre en avant pour refuser la signature rapide de cet accord, qui pourrait intervenir, dans le pire des scénarios, dès la réunion des chefs d’Etat les 11 et 12 juillet. Car les négociateurs de ces Etats ont déjà donné leur feu vert le 30 juin à Ouagadougou.
Voici ce résumé, où je ne retiens pas tous les arguments de Jacques Berthelot mais seulement ceux qui me semblent les plus importants et les moins techniques pour un lecteur découvrant le sujet. On peut télécharger le PDF du texte complet (5 pages très serrées) via ce lien :
berthelotape.pdf
L’Accord de Cotonou, révisé en 2010, répète à l’infini que son objectif central est de permettre aux pays ACP d’éradiquer la pauvreté et la faim et de favoriser leur intégration régionale. En réalité l’imposition à l’Afrique de l’Ouest (AO) – qui regroupe les 15 Etats de la CEDEAO et la Mauritanie – de ratifier l’APE régional avant le 1er octobre 2014 aurait les effets inverses. Voici plusieurs raisons pour lesquelles cet accord ne doit pas être signé.
1) L’AO ne doit pas réduire ses droits de douane à un niveau inférieur à celui de l’UE. Alors que l’APE exige de réduire les droits de douane de la CEDEAO sur 75% des exportations de l’UE, l’APE n’oblige pas l’UE à éliminer ses subventions internes bénéficiant aux produits exportés (point suivant). En fait, l’AO ne devrait pas accepter de réduire ses droits de douane sur les importations venant de l’UE à des niveaux inférieurs aux droits NPF (de la Nation la Plus Favorisée) de l’UE, en particulier sur les produits alimentaires de base (voir le texte complet pour des précisions).
2) Les subventions directes ou indirectes de l’UE à ses exportations agricoles en AO restent énormes. Elles ont représenté, en 2013, 2,5 fois une tranche annuelle du 11è FED (fonds européen de développement) alloué à l’AO. Or la Commission européenne a refusé de traiter la question des subventions agricoles dans le texte de l’APE, arguant que cette question relève de la compétence exclusive de l’OMC. La CEDEAO ne pourra donc pas poursuivre l’UE pour dumping au niveau des instances de concertation UE-AO de l’APE, et la CEDEAO ne pourra pas davantage la poursuivre à l’OMC puisque la CEDEAO n’est pas membre de l’OMC (voir le point 4). Seuls certains de ses Etats membres pourraient le faire mais ce sera bien plus difficile politiquement.
L’importance de ce dumping de l’UE – très sous-évalué puisqu’il ne prend en compte qu’une part de ses exportations agricoles – est une raison suffisante pour ne pas signer l’APE.
En fait toutes les exportations agricoles de l’UE sont subventionnées par les aides directes des DPU (droits au paiement unique, renommées DPB, droits au paiement de base, en 2015) qui, étant découplées (non liées à un produit particulier), bénéficient à tous les produits, qu’ils soient consommés sur le marché intérieur ou exportés. Qui plus est, les DPB mis en œuvre à partir de janvier 2015 bénéficieront à tous les produits agricoles de l’UE sans exception.
3) Le pourcentage d’ouverture du marché de l’Afrique de l’Ouest aux exportations de l’UE devrait au moins déduire la part de ses PMA (pays moins avancés, ayant une définition internationale). En effet, pour ces pays, des clauses de protection antérieures de l’UE existent qui ne les obligent pas à ouvrir leurs marchés aux exportations de l’UE. Si l’on appliquait ces clauses, l’AO ne devrait ouvrir son marché qu’à 43,5% de ses importations venant de l’UE.
4) En fait, il serait logique et parfaitement négociable de faire reconnaitre l’Afrique de l’Ouest à l’OMC comme un « grand PMA » puisque 12 sur 16 de ses Etats membres sont des PMA et que la moyenne pondérée des critères des pays de la CEDEAO et de l’AO respecte les critères des Nations Unies pour être classé comme PMA.
5) Si l’AO signait cet APE, alors on peut être certain que les Etats-Unis, le FMI et la Banque mondiale estimeraient qu’il y a détournement de trafic au bénéfice de l’UE. Selon le Washington Trade Daily du 3 juin 2014, les Etats-Unis pourraient exiger de « fournir aux sociétés des Etats-Unis les mêmes conditions que celles négociées avec l’Union Européenne ».
ANNEXE : DECLARATION SUR LES APE de la Plateforme des Organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest sur l’Accord de Cotonou (POSCAO), 7 avril 2014 (extraits)
A l’issue de la Quarante-quatrième Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEDEAO tenue à Yamoussoukro les 28 et 29 mars 2014, les leaders de l’Afrique de l’Ouest ont reconnu « qu’il reste quelques questions techniques à résoudre » dans la négociation de l’APE…
La plateforme des organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest sur l’Accord de Cotonou (POSCAO), en partenariat avec de nombreuses organisations du secteur privé, des mouvements de jeunes, de femmes, etc., se félicite de cette décision qui marque l’attachement des Chefs d’Etat de la CEDEAO à l’intégration économique régionale et à la protection des économies encore vulnérables de l’Afrique de l’Ouest… Les exigences illégitimes et dangereuses de l’Union européenne doivent être rejetées. Certaines questions techniques doivent faire l’objet d’une renégociation sérieuse car les concessions de l’Afrique de l’Ouest sont inappropriées et pourraient avoir des conséquences dramatiques sur l’économie régionale dans le futur.
Parmi ces questions, les plus préoccupantes sont : l’offre d’accès au marché, la Clause de la Nation la Plus Favorisée (NPF), les taxes de l’exportation, les clauses de rendez-vous et le PAPED [partenariat économique pour le développement].
Sur ce dernier point, la société civile attire l’attention des Chefs d’Etat sur les contre-vérités avancées à propos du PAPED par l’UE et amplifiées par certains acteurs de la région. L’Union européenne laisse courir le bruit selon lequel elle fournira 6.5 milliards d’Euros par tranches de 5 ans… Que valent 6.5 milliards pour 16 pays représentant ensemble plus 300 millions d’habitants ? La société civile régionale refuse de lâcher la proie – le développement du marché régional -, pour l’ombre – une hypothétique aide européenne.

http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2014/07/10/s%E2%80%99opposer-a-l%E2%80%99ape-europe-afrique-de-l%E2%80%99ouest/

vendredi 11 juillet 2014

3ème Edition du forum international sur la promotion des innovations et des partenariats dans le secteur agroalimentaire et des agro ressources (FINNOVAR)

FINNOVAR 2014 : Echanges pour l’amélioration de la qualité, de la productivité et de la compétitivité des matières premières

Jeudi 10 Juillet 2014

La 3eme Edition du forum international sur la promotion des innovations et des partenariats dans le secteur agroalimentaire et des agro ressources (FINNOVAR) se tiendra du 16 au 18 juillet dans la capitale sénégalaise a annoncé jeudi, à Dakar, Docteur Mamadou Seck directeur général de l’Institut de Technologie Agricole (ITA).


FINNOVAR 2014 : Echanges pour l’amélioration de la qualité, de la productivité et de la compétitivité des matières premières
Cette  troisième rencontre du genre se tient en prélude du 15eme sommet de la francophonie qui se tiendra au mois de novembre au Sénégal, a indiqué le directeur de l’Institut de Technologie Agricole. 
Il s’exprimait en marge d’une conférence de presse organisée en prélude du forum. 
Le forum international sur la promotion des innovations et des partenariats dans le secteur agroalimentaire et des agro ressources (FINNOVAR) sera ‘’une contribution du secteur agroalimentaire et des agro ressources à une dynamique de mise en relation et de synergie entre toutes les parties prenantes (chercheurs, formateurs, agriculteurs …)’’ a-t-il souligné. 
‘’Il est prévu dans ce forum des conférences panels, présentations et des visites d’entreprises  innovantes , orientés  entres autres priorités sur la formulation et la validation de mécanisme de partage de bonne pratiques en matière d’innovation dans le secteur de l’agroalimentaire et des agro ressources ‘’ a fait savoir le directeur général de l’ITA. 
‘’Ainsi que des stratégies de mise en œuvre du réseau africain des acteurs francophones de l’innovation  avec des thèmes entres autres la jeunesse et l’entreprenariat agricole, les financements innovants de l’agriculture en Afrique ‘’ a-t-il ajouté 
Selon, Mady Cisse, coordonnateur du comité scientifique du FINNOVAR ‘’L’objectif principal du forum est de mettre en synergie l’ensemble des acteurs selon l’approche chaine de valeur de la production jusqu’à la transformation et même au-delà de cette transformation c’est-à-dire au moment de la commercialisation ‘’. 
‘’Ainsi que de regrouper les acteurs du secteur du monde francophone qui  vont échanger afin de trouver les voies  et moyens pour améliorer la qualité, la productivité et la compétitivé des matières premières ‘’ a-t-il poursuit. 
Le forum verra la participation de plusieurs délégations étrangères notamment celles de la France,  de la Belgique,  de la Tunisie, du Bénin, du  Burkina Faso, de l’ensemble des acteurs sénégalais qui s’activent dans ce secteur. 
Ndeye Maguette Kébé 

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mardi 8 juillet 2014

Festival de films ALIMENTERRE 2014


© Bastien Breuil - licence Creative Commons Attribution-NonCommercial-Sharelike
Le Festival de films est l’événement central de la campagne ALIMENTERRE
Coordonné par le CFSI, il est mis en œuvre par 700 acteurs régionaux et locaux formant le réseau ALIMENTERRE.
Du 15 octobre au 30 novembre, en France, en Europe, en Afrique, et au Canada, il invite à des débats avec des spécialistes sur les enjeux agricoles et alimentaires, à partir d’une sélection de films documentaires.

Pour trouver une séance près de chez vous, organiser une projection et voir le programme détaillé : www.festival-alimenterre.org
DECOUVREZ LES FILMS DE L'EDITION 2014 !
Agriculture familiale ou agriculture industrielle ? Jardins partagés ou agriculture urbaine intensive ? Investissement foncier ou accaparement de terres ? Gaspillage alimentaire ou décroissance ? Transition écologique ou green-washing ? La santé par l’alimentation ou stratégie marketing ?
Les questions sont complexes mais fondamentales. Il est essentiel de s’informer avant d’affirmer, et de débattre avant de combattre. Pour vous faire votre propre opinion, venez discuter avec des réalisateurs, agriculteurs, industriels, chercheurs, représentants d’ONG et bien d’autres.
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Quand les éléphants se battent, les herbes sont piétinées
Jan VAN DEN BERG l drsFILM Autoproduction l 2014 l 25’
Quand les éléphants se battent, les herbes sont piétinées © Viraj Sing
Moon vient d’une famille paysanne de la région des temples d’Angkor Wat au Cambodge. Elle travaille en ville dans le secteur de la santé, son revenu nourrit sa famille et finance les études de ses frères et sœurs. Grâce à l’aide de leurs collègues, amis et familles, son fiancé Bun San et elle organisent leur mariage selon les rites traditionnels. La préparation et la célébration du mariage sont l’occasion de découvrir la situation dramatique de ses voisins, confrontés à l’achat de leurs terres par de grandes entreprises étrangères. Sans terre et sans emploi, ces agriculteurs migrent vers la Thaïlande, dans l’espoir d’une vie meilleure.
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Food savers
Valentin THURN l Schnittstelle Thurn Film GbR l 2013 l 53’
Food Savers © Schnittstelle Thurn Film GbR
Après Taste the waste, qui dénonçaient le gaspillage alimentaire en Europe, Valentin THURN propose des solutions. Du fermier au consommateur, du cuisinier aux responsables de supermarchés, tous cherchent et trouvent de réelles solutions pour lutter contre le gaspillage alimentaire.
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Nourrir les villes : un enjeu pour demain
Irja MARTENS l fechnerMedia GmbH, Saarlaendischer Rundfunk
et Arte l 2013 l 52’
Nourrir les villes © fechnerMEDIA 2013En 2050, nous serons entre 9 et 10 milliards d’habitants sur la planète, en majorité urbains. Pour nourrir les villes du futur, différents modèles ont récemment vu le jour, aux antipodes les uns des autres. Entre une agriculture de plus en plus industrialisée aux serres géantes, et des productions « bio » en jardins partagés, comment nos sociétés souhaitent-elles s’alimenter ? D’un agro-parc géant à Bengalore (Inde) jusqu’à Berlin, capitale de l’agriculture urbaine, le tour d’horizon est vaste et alimente le débat.
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Sans terre, c’est la faim
Amy MILLER l Films de l'œil l 2013 l 75’
Sans terre, c'est la faim © Films de l'œilA travers trois exemples (Cambodge, Mali, Kenya), le film explore le revers du phénomène mondial d’investissement foncier et son impact sur l’agriculture familiale. Il donne la parole à des agriculteurs directement touchés par la saisie de leur terre, leurs histoires personnelles se mêlent aux images de communautés qui luttent pour garder leurs terres.
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Les petits gars de la campagne
Arnaud BRUGIER l Les Productions de la Main Verte l 2014 / 80’
Les petits gars de la campagne © Les Productions de la Main VerteEn cinquante ans, l'agriculture française a changé du tout au tout. Une transformation radicale inédite dans l'histoire qui entraîna de profondes mutations économiques, sociales et environnementales. Derrière cette révolution restée silencieuse, il y a la PAC, la Politique Agricole Commune dont tout le monde a entendu parler sans la connaître vraiment. Elle a pourtant bouleversé la vie de millions d'individus en modelant leur alimentation, leurs paysages, leur quotidien. Le documentaire plonge au cœur de cette volonté politique initiée à l’échelle européenne il y a 60 ans, avec l'ambition de contribuer à remettre l'agriculture au centre d'un débat public dont elle a été écartée pendant trop longtemps.
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Jus d’orange, une réalité acide
Meriem LAY l Ligne de mire production l 2013 l 26’
Crédit photo : mhaithaca - licence Creative CommonsUn jus d’orange frais chaque matin …peu importe la météo, c'est un rayon de soleil qui balaye la table du petit déjeuner ! Les Français raffolent de cette boisson, qui serait saine, naturelle et pleine de vitamines. Mais les spots télévisés cachent une réalité bien plus acide. Nous suivrons durant 12 000 kilomètres le long voyage du jus d’orange, des orangeraies brésiliennes, où les conditions de travail sont pénibles et les vergers arrosés de pesticides, jusqu’à la table de nos vacances, où il y a aussi quelques pépins !
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Ils soutiennent le Festival ALIMENTERRE
Les partenaires du Festival ALIMENTERRE

lundi 16 juin 2014

Briefing de Bruxelles du 11 juillet 2014 – Renforcer la résilience des PEID à travers le commerce et le développement de l’agro-industrie

13/06/2014

Le prochain Briefing de Bruxelles portera sur «Le Renforcement de la résilience des PEID à travers le commerce et le développement de l’agro-industrie», et se tiendra dans la matinée du vendredi 11 Juillet 2014 au Centre de Conférence Borschette à Bruxelles. Ce 37e Briefing se déroule dans le contexte de célébration de l’Année des petits États insulaires en développement.
Le Briefing est organisé par le Centre technique de coopération agricole et rurale ACP-UE (CTA), en collaboration avec la Commission européenne, le Secrétariat ACP et CONCORD. Il sera composé d’experts sur le sujet provenant des institutions régionales et internationales, du secteur privé, des partenaires au développement et de la recherche. Ils discuteront les vulnérabilités et les défis rencontrés par les économies insulaires et exploreront les opportunités dans le secteur agrodindustriel.
Les petites îles font face à un plus grand risque de marginalisation en raison des conséquences négatives combinées provenant de leur petite taille, l’éloignement des grands marchés et une grande vulnérabilité aux chocs économiques et naturels hors de leur contrôle. Le Briefing donnera un aperçu des principaux défis et opportunités pour le développement de l’agro-industrie dans les PIED et abordera certaines des meilleures pratiques dans l’agro-industrie dans les régions et les stratégies des pays ACP à identifier de nouvelles opportunités grâce à des partenariats innovants en particulier.
En plus de la recherche et des organisations internationales, les conférenciers confirmés comprennent ambassadeur Edwin Laurent – Conseiller principal, L’Initiative des Caraïbes pour une économie verte; Stephen Fevrier – Commonwealth Secretariat, Pamela Coke-Hamilton – Directeur exécutif à Caribbean Export Development Agency; Mereia Volavola – PDG, Organisation régionale  su secteur prive des îles du Pacifique (PIPSO); Maria Lailai Moi – Directeur, Trading Ltd Ben, Fidji; Shadel Nyack Compton – Directeur Général, Belmont Estate, Grenade.

dimanche 15 juin 2014

Portes Vertes d’Ibi Village 4, 5 et 6 juillet 2014

Portes Vertes 2014


Portes Vertes d’Ibi Village 4, 5 et 6 juillet 2014

Chère amie, cher ami d’Ibi-Village,
Comment à la fois contribuer à la lutte contre la déforestation et le changement climatique, développer une communauté, faire de la recherche, récolter de quoi manger et vendre et générer des profits ? C’est la difficile équation que tente IBI VILLAGE en République démocratique du Congo. L’agroforesterie est utilisée pour la production agricole mais aussi pour générer des crédits-carbone et le développement d’un vaste territoire.
Les Portes Vertes d’IBI VILLAGE offrent au public la démonstration d’une campagne congolaise moderne, dynamique, respectueuse de l’environnement et soucieuse de faire connaître la diversité de ses produits et de faire apprécier leur grande qualité.
Ce festival rural doublé d’une foire agricole permet à IBI VILLAGE et ses partenaires de communiquer leurs activités et leurs visions du développement rural en République démocratique du Congo.
Cette année est la cinquième édition des Portes Vertes qui se déroulera les 4, 5 et 6 juillet 2014 sur le site même d’IBI VILLAGE, premier puits de carbone agro-forestier en Afrique centrale mis en œuvre dans le cadre d’un vrai PPPP : Partenariat – Public – Privé – Population.
Notre objectif 2014 est de planter un maximum d’arbres afin de donner un coup de pouce à la planète en augmentant la capacité du puits de carbone sous notre slogan  «BE IBI – ETRE IBI Villageois »
Cet évènement de renommée internationale regroupe les Autorités de la République démocratique du Congo, les grandes institutions internationales ainsi que différents acteurs influents dans le domaine des écosystèmes et de l’environnement.
Pour la première fois cette année, nous serons heureux de compter sur la participation et la présence sur site de la Banque africaine de développement (BAD) associées pour la circonstance au Fonds pour les Forêts du Bassin du Congo (FFBC) ainsi que de la Banque Mondiale dont le Directeur des Opérations est déjà venu repérer les lieux à IBI VILLAGE au début du mois de mars.Portes Vertes 2011
Les écoles, les universités de Kinshasa et nos invités de marques participeront à d’originales tables rondes thématiques (TRT) pendant les Portes Vertes afin de les sensibiliser de manière attrayante sur la problématique de la réduction des émissions de gaz à effet de serre; les principaux thèmes abordés seront les suivants :
- Comment valoriser au mieux le bois produit par les acacias ?  àutiliser des foyers améliorés au bois et organiser l’approvisionnement des foyers kinois en bois de chauffe.
Le bouquet énergétique durable (BED).
- Réduction des émissions de gaz à effet de serre liées à la dégradation des forêts et la déforestation : exemple du projet Novacel Sud Kwamouth (NSK).
- Production et transformation du manioc, de la récolte à la casserole… Nouvelles perspectives pour l’exploitation du manioc à Ibi.
- Présentation des premières réalisations de l’incubateur d’entreprises agro-forestières d’Ibi par les 16 ingénieurs agro-forestiers qui y participent durant 2 ans.
- La gestion des terroirs et des paysages : force de la tradition et beauté du terroir ; introduction des fruitiers (surtout le safoutier, à pulpe riche en oméga 3) et multiplication des pépinières en milieux paysans.
- Diversification des systèmes agroforestiers : apiculture ;  introduction du moringa (arbre polyvalent à feuilles alimentaires polyvitaminées), du bulukutu (tisane de bien-être antihypertensive et hépatoprotectrice), du kimbiolongo, du bissap et du Stylosanthes.
Quinze jours avant les Portes Vertes, un prologue de Cyclisme est organisé sur la ville de Kinshasa afin de faire connaître et de toucher un maximum de personne. Le jour de l’inauguration (le 4 juillet), une course Kinshasa – Mbankana aura lieu avec remise de prix à l’arrivée. Le deuxième jour (le 5 juillet),  une course VTT  sera organisée sur le site, en plein puits de carbone. Hormis les courses, différentes activités sont prévues pour faire de ces journées, des journées inoubliables  autant  d’un point de vue didactique que de loisirs.
Sur les trois jours des Portes Vertes, nous attendons au moins, 4500 visiteurs sur site sans compter ceux que nous toucherons de manière indirecte lors de la visibilité médiatique de la course cycliste.
Nous serions honorés cher(e) IBI ami(e), de votre participation assidue ainsi que de votre support, afin de faire des Portes Vertes 2014 un évènement digne de l’importance que l’environnement représente au niveau planétaire.
Pour le Comité d’Organisation  des PVI 2014
Bernadette Moukendy,
Coordinatrice Multicarte–communication 
081 0889613   moukendybernadette@gmail.com  
  
Micheline Kani Kani,
chargée de la communication au GI Agro, 
082 0667397 michelineocpe@yahoo.fr

mercredi 11 juin 2014

LE CONSEIL DU COTON ET DE L’ANACARDE A FAIT LE LANCEMENT OFFICIEL DU SALON INTERNATIONAL DES EQUIPEMENTS ET TECHNOLOGIES DE TRANSFORMATION DE L’ANACARDE (SIETTA 2014)

Le mardi 10 juin 2014 de 10h à 12h, a eu lieu dans la salle EBENE de l’Hôtel TIAMA à Abidjan-Plateau, la cérémonie de lancement officiel du Salon International des Equipements et Technologies de Transformation de l’Anacarde, en abrégé SIETTA 2014.
C’était en présence d’une bonne centaine de personnalités représentant le Gouvernement, les structures de la filière, de la presse écrite et audiovisuelle que s’est déroulée cette cérémonie, marquée par une série d’allocutions suivie d’échanges avec la presse.
En introduction, Messieurs Malamine SANOGO et Mamadou BAMBA, respectivement Directeur Général et Président du Conseil d’Administration du Conseil du Coton et de l’Anacarde ont présenté les potentialités et performances de la filière anacarde ivoirienne et donné les motivations ainsi que le contenu du SIETTA, qui aura lieu du 26 au 28 novembre 2014 à Abidjan.
Ils ont indiqué que malgré son rang de 2ème producteur mondial de noix de cajou, la Côte d’Ivoire ne parvient pas encore à tirer véritablement profit du fort potentiel de cette filière du fait du faible niveau de transformation locale. Aussi, le SIETTA se présente-t-il comme un moyen de promouvoir la transformation locale en rapprochant les promoteurs d’innovations technologiques des investisseurs potentiels et des promoteurs d’unités de transformation.
Ils ont précisé que l’objectif du Gouvernement, à travers la réforme des filières coton et anacarde est de faire passer la Côte d’Ivoire du statut de pays exportateur de noix brutes à celui de consommateur et exportateur de produits transformés de l’anacarde, avec en chiffre, un objectif de transformation de 35% de la production en 2016 et 100% en 2020. D’ici là, la production devrait passer de 500 000 tonnes à 800 000 tonnes de noix de cajou et plus de 3 200 000 tonnes de pommes de cajou.
Le thème de ce Salon, le premier du genre en Afrique, qui est «Promouvoir les équipements et les technologies de transformation de l’anacarde pour une Côte d’Ivoire émergente à l’horizon 2020 », cadre bien avec l’objectif du Président de la République.
Les deux Responsables du Conseil du Coton et de l’Anacarde ont tenu à remercier Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Parrain du SIETTA pour sa sollicitude, Monsieur le Ministre de l’Industrie et des Mines, Président du SIETTA pour sa disponibilité et Monsieur le Ministre de l’Agriculture pour son soutien constant. Des remerciements ont été également adressés aux différentes structures techniques qui appuient le Conseil dans l’organisation du SIETTA 2014.
A leur suite, Monsieur Diarrassouba N’GOLO, Conseiller Technique, représentant Monsieur le Ministre de l’Agriculture est également revenu sur les performances de la filière anacarde ivoirienne et a surtout insisté sur l’intérêt de développer d’un tissu industriel dans la filière anacarde et, à l’instar des filières comme l’hévéa, le palmier à huile et le coton, d’en faire le socle d’une meilleure structuration, de l’émergence d’organisation professionnelle représentative et d’une meilleure rentabilité.
Quant à Monsieur Michel MANLAN, Conseiller Technique, représentant Monsieur le Ministre de l’Industrie et des Mines, il a fait le parallèle entre le SIETTA et le Programme de développement de la transformation locale de l’anacarde adopté par le Gouvernement et qui prévoit des appuis ciblés à des promoteurs d’unités de transformation.
Les échanges qui ont suivi avec la presse ont permis de donner plus d’éclairage sur les enjeux et le contenu du SIETTA.
Ainsi, les organisateurs ont précisé qu’une vingtaine d’équipementiers venus du monde entier et environ 3 000 visiteurs par jour sont attendus au Salon. Par ailleurs, les frais de participation aux différentes conférences qui seront animées au cours du Salon sont fixés à 5 000 F CFA pour le grand public, 30 000 F CFA pour les coopératives et 150 000 F CFA pour les entreprises. En outre, le coût du stand d‘exposition est de 250 000 F CFA.
Le Directeur Général du Conseil du Coton et de l’Anacarde a conclu la cérémonie en indiquant qu’au-delà du SIETTA, les dispositions du nouveau code des investissements, les mesures incitatives en préparation au niveau du Ministère de l’Industrie et des Mines, qui viennent en complément à ce code et l’implication des banques et établissements financiers permettront d’atteindre les objectifs de transformation locale de l’anacarde.
La cérémonie s’est achevée par un cocktail.
Source : Service de Communication du Conseil du Coton et de l’Anacarde